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Pois Chiche family

Mon parcours pour devenir Maman

Bien dans sa tête pour être bien dans son corps… Mon expérience avec le CMP! Épisode 3

J’avais rendez-vous au CMP jeudi dernier. J’ai repris le boulot mardi 6. En y allant je me disais que ça ne me servirait pas des masses vu que je revenais de vacances… et pourtant. 

C’est complètement dingue cette propension à parler et à réussir à faire ressortir quelque chose de ces rendez-vous qu’on pense parfois anodin. 

Alors de quoi avons-nous parlé?

D’abord de l’arrivée imminente du début de la stimulation pour la FIV3… et de mon état d’esprit par rapport à ça… 

Puis, (je ne sais même plus si je vous l’ai dit) le fait que j’ai « avoué » à ma collègue/amie et  binôme  que nous faisions une 3ème tentative… Vu que je ne voulais en parler à PERSONNE!

Puis on a dévié sur mes ambitions pro, par rapport à cette fiv et à une maternité future… 

Le bilan est plutôt positif, et nous nous revoyons le mardi 27 juin, mon J-1 potentiellement…

J-15 (à peu près…) FIV3


Me voilà de retour. Je suis rentrée de vacances lundi dernier et comment vous dire… J’ai vécu une semaine de l’enfer! 

1/ Mes beaux-parents étaient venus passer une semaine chez moi alors que j’étais absente et repartaient jeudi soir… #retourdevacs #3personnescheztoi #reprisedutaf #deprime

2/J’ai eu une semaine de ouf au boulot. Sur 4 jours j’ai rarement connu si intense. J’ai fait la blindé d’heures supplémentaires (mercredi j’ai fini à 19h30 et jeudi à 21h!)

3/j’ai chopé la crève. Eh oui comme cela m’arrive souvent en rentrant de vacances j’ai pris froid et sincèrement je déguste. 
D’ailleurs j’écris ce billet depuis la salle d’attente de mon pseudo nouveau médecin car ô grand drame mon médecin traitant adoré a pris sa retraite fin mars. Mon mari y était allé pour une consultation et il lui a annoncé qu’il terminait le jeudi qui suivait. Quand mon mari me l’a dit j’avais les larmes aux yeux, horrible… On a traversé beaucoup de choses avec lui outre la PMA et on avait un lien si particulier. 

Bref je n’ai plus de médecin traitant. Sachant que nous avons déménagé il y a presque 2 ans et que nous avions gardé notre médecin qui résidait dans notre ancienne ville (à 15mn de la où on vit désormais). On s’était dit que ça ne faisait pas si loin et qu’il valait la peine de faire ce quart d’heure sachant qu’avant on y était à 2mn en voiture… 

En soit rien d’inquiétant pour nous qui ne sommes malades que très rarement mais pour la PMA les choses se compliquaient car je ne sais pas vous mais moi c’est mon médecin traitant qui m’arrête lors des ponctions… 

La FIV3 approchant je me suis dit qu’il faudrait que je m’enquerisse de trouver un nouveau médecin traitant car ça pourrait servir… 

Bref je suis dans la salle d’attente. Il est 18h40 et javais rdv à 18h00… ça commence bien! 

Edit : rhino et sinusite… 38,5 de fièvre. Mes collègues me trouvaient « chaude ». Malade depuis mercredi dernier… me suis un peu faire dire qu’il était temps que je vienne. J’ai parlé de la PMA, médecin (femme) très sympa. Par contre, bien qu’ayant pris rdv je n’étais pas dans l’agenda… bref! Et heureusement la pharmacie de la ville d’à côté ferme à 20h, sinon pas de médocs d’autant que j’ai 1 semaine d’antibiotiques ^^

Bien dans sa tête pour être bien dans son corps… Mon expérience avec le CMP! Épisode 2


Pour commencer, je tiens à vous apporter une information que j’estime très importante : les consultations dispensées au CMP sont complètement gratuite et prise en charge par la sécurité sociale. Ce qui n’est pas négligeable quand on connaît les tarifs des honoraires des psychologues/psychiatres, dont les soins sont considérés en France comme des soins de confort. La parenthèse est ainsi fermée. 

Voici une liste des CMP répertoriés. Sachant que votre rattachement à un CMP dépend de votre lieu de résidence. 

Mon premier rdv au CMP : 25 avril 2017 

[Petite précision : Le jour où j’ai pris rdv au CMP, j’ai également repris rdv à la PMA… ]

Lors de ma prise de rdv on m’a posé quelques questions afin de savoir pourquoi je venais et comment m’orienter : âge, pourquoi vous venez? Est-ce une démarche perso ou êtes-vous adressé par un professionnel de santé? …

Je n’ai pas super bien dormi la nuit qui précédait mon rdv. J’étais comme angoissée. Même si j’avais vraiment envie d’y aller, je redoutais un peu quand même. Je ne sais pas vous mais, il n’est pas simple de parler de soi. Mais encore plus d’ouvrir son âme, car clairement c’est comme ça que j’estime qu’il faut entreprendre cette démarche (sinon elle ne mène à rien) : avec honnêteté, qu’on se comprenne bien, pas avec l’interlocuteur (encore que, en partie oui, car au final il n’est qu’un guide dans cette démarche tout à fait personnelle) mais plutôt avec soi et ce qu’on ressent. Je pense qu’il faut être prête à tout déballer, concernant la PMA ou pas d’ailleurs, pour avancer et comprendre. Déballer ce qu’on ressent, ce qu’on vit de l’intérieur et que personne dans notre entourage ne pourra jamais comprendre tellement ça prend aux tripes, et tellement ça nous gâche la vie. Alors oui, il faut avouer sa rancoeur et sa jalousie. Admettre ses faiblesses, sa terreur et ses doutes. Sa haine comme cette vie bien trop injuste et qui nous pose question, pour casser les barrières. 

J’ai donc été reçue par un infirmier du CMP (d’une bonne soixantaine d’année qui sera d’ailleurs en retraite en juillet), chargé de mon évaluation. Il m’a posé de nombreuses questions, a noté bon nombre de chose dans mon dossier et m’a écouté sans me juger, avec bienveillance et humour. Puis il m’a expliqué que mon dossier allait passer en commission pour savoir quel suivi serait le plus approprié  (décidément après les commissions PMA voilà les commissions CMP!) tout en me disant qu’il estimait qu’un suivi infirmier serait suffisant dans mon cas. J’ai donc repris rdv avec lui-même (avec mon accord) 2 semaines plus tard sachant que si la commission estimait que j’avais besoin d’un suivi autre que le suivi infirmier il me rappellerait pour modifier le rdv. 

D’ailleurs, il m’a donné un petit excercice à faire : lister ce que j’aime et ce que je n’aime pas chez moi…

Mon ressenti 

J’ai immédiatement accroché et je me suis sentie en confiance.  J’ai bien pleuré lors de ce premier rdv. D’ailleurs, je m’en doutais car je ne m’étais pas maquillée pour y aller, enfin si juste le teint pour ne pas avoir une tète de déterrée^^ Et j’avais prévu les mouchoirs en papier. Et ils m’ont bien servis! Je suis sortie de là vidée mais soulagée d’un poids. Je suis retournée bosser et j’ai bien dormi le soir même après tant d’émotions. 

Aujourd’hui et demain…

Mon suivi se poursuit. J’ai le sentiment d’avancer. Monsieur C. a trouvé que javais changé à mon second rdv (le 11/5), que j’avais l’air moins triste, et c’est vrai, je me sens plus légère et moins préoccupée depuis que j’ai entamé cette démarche (déjà depuis la prise de rdv!). 

Lors de mon dernier rdv (le 23/5), j’avais en tête 3 choses dont j’avais envie qu’on parle. Et ça a été chose faite. J’ai pleuré aussi à ce rdv. C’était le rdv post mon anniversaire et ce n’est jamais un bon moment à passer pour moi. On a analysé ça et j’ai compris des choses. 

Nous nous revoyons le 8 juin, je suis actuellement en vacances et ces dernières m’ont fait le plus grand bien. Je rentre lundi et reprend le travail mardi. Je n’aurais peut-être pas grand chose à raconter enfin avec ma babelle j’en doute. Nous serons grosso modo à 17 jours du début de la FIV3… et je mets tous mes espoirs retrouvés en cette tentative car je suis dans un état d’esprit complètement différent! 🍀 

Bien dans sa tête pour être bien dans son corps… Mon expérience avec le CMP! Épisode 1


Dame Nature La Pute (DNLP), m’a fait découvrir une facette de moi que je ne connaissais pas… Mon côté obscur pour ainsi dire… 

Mais pour que vous compreniez mon propos, il est nécessaire que vous sachiez « qui » je suis vraiment

Je suis née dans une famille de classe moyenne du nord de la France. Mes parents sont mariés depuis 34 ans bientôt et m’ont eu jeunes : 23 ans pour ma mère et 22 ans pour mon père. Je suis l’aînée de deux enfants, j’ai un frère de 21 mois mon cadet. Cette année je fêterai mes 10 ans de mariage 👰🏼 bien que je n’ai que 32 ans… Je vis très mal la période de mon anniversaire et plus  particulièrement le jour même… Moi, qui suis d’un naturel jovial, je me lève systématiquement depuis 4 ans avec la boule dans la gorge et le cœur au bord des lèvres. C’est pourquoi en général je fuis la France, et nous partons en vacances au moment de mon anniversaire (le 15/5) au moins j’échappe un peu à la morosité autour de ça, même je me lève souvent en larmes ce matin là. Je pense que je me qualifierai de clown triste et/ou de fausse sociabilisée (pas très français!). Je suis quelqu’un de très sociable, j’ai le contact facile et j’aime rire et faire rire. Je suis un peu le boute-en-train de ma famille et des mes collègues. Les gens se confient généralement facilement à moi. Je ne sais pas pourquoi, ça a toujours été comme ça, j’ai sûrement de l’empathie et j’inspire la confiance aux autres. Pourtant, même si les gens pensent en savoir beaucoup sur moi, en réalité je ne distille que des bribes d’informations insignifiantes. Je ne me livre pas vraiment. Notamment dans le milieu pro et un peu avec mes amis. Je suis plutôt celle qui aide, que celle que se fait aider. D’ailleurs je suis très loyale en amitié et avec l’âge je suis rancunière. D’ailleurs la PMA m’a (heureusement/malheureusement) permis de faire un gros tri dans mon entourage mais je vous en reparlerai dans un article dédié. 

Toujours est-il que nous étions les premiers à se marier de notre cercle. Évidemment, j’étais encore étudiante! Lol. Je n’imaginais pas accueillir un enfant sans avoir une stabilité professionnelle. Pour moi, avoir un enfant sans travailler ça m’aurait condamné à rester à la maison (ce qui est un peu idiot et pas du tout vrai, j’en ai bien conscience!) comme un fil à la patte… je ne sais pas trop bien l’expliquer!

En 2014, après une période compliquée suite à un accident qui a chamboulé notre vie. Et à une remise en question de toute notre vie, nois décidons de se lancer dans l’aventure bébé. À part ma meilleure amie qui est déjà maman. Nous  sommes les premiers à y songer. J’ai 28 ans, mes 29 ans approchent et je suis déjà frustrée moi qui espérais avoir deux enfants avant 30 ans!

Bref la suite vous la connaissez (petit rappel). 

L’entrée en PMA a été une épreuve dans le sens où je n’aurais jamais imaginé galèrer autant pour avoir, ce sans quoi je n’ai jamais imaginé ma vie, un enfant! 

Les grossesses, les babyshower et les naissances se sont enchaînées. Et nous, JE, sommes/suis resté(s) sur le quai. 

La ferveur du début et les espoirs qui l’accompagnaient se sont petit à petit essoufflés. Et j’ai sombré. Dans la haine. La haine de cette vie de merde qui me/nous refuse ce que j’ai toujours désiré : devenir mère. 

Au début je faisais bonne figure mais petit à petit les femmes enceintes, les nourrissons et tout ce qui va avec sont devenus trop durs à supporter…

Je me suis forcée, et ça m’a rendu littéralement malade. Et puis quel soutien et quelle empathie j’avais des personnes pour qui j’avais fait l’effort: aucun, chacun était dans sa vie et dans son petit bonheur. 

Quelques amies ont été présentes, et l’une d’elle a mis des mots sur mon état : la dépression. Je ne sais que trop bien ce que c’est ma mamie était dépressive. Et je m’étais toujours dit que ca ne m’arriverait jamais! Ça peut paraître un diagnostic foireux, de psychologie de bistrot mais son conjoint est psychologue et moi même je me rendais compte que j’étais en train de sombrer : plus de goût à rien (je serai bien restée couchée des jours entiers), envie de voir personne (un repli sur moi) et un spleen omniprésent… 

J’ai dit que j’allais consulter, d’ailleurs j’avais vu la  psy de la PMA mais je n’ai pas accroché. 

En novembre j’ai décidé de dire stop.

Et puis en songeant de nouveau à la PMA je me suis dit qu’il était nécessaire que je consulte pour être aidée et soutenue. Poussée par une copinaute sur Instagram j’ai passé un coup de fil au CMP dont je dépendais et j’ai eu un rdv dans les 3 semaines qui ont suivi!  

Mais je vous raconterai ça dans un prochain article 😉

PMA / travail / absences : le combo stressant! 

Vous n’êtes pas sans savoir, ou justement peut-être l’ignorez-vous mais depuis la loi du 26 janvier 2016 modernisant notre système de santé (parution au Journal Officiel le 27/01/2016), les couples suivis en PMA ont droit à des autorisations d’absences rémunérées et, au même titre que les femmes enceintes, voient leur emploi préservé. 

Petit récapitulatif



Mais dans les faits…

Je vous expose ma situation perso :  je suis fonctionnaire. La charte des temps qui régit mon administration fixe notre temps de travail à 37h30 par semaine. Je suis dans un service de l’urgence ou la prévisibilité n’est pas de mise. Mes horaires sont donc très variables et je ne respecte jamais strictement mon temps de travail et dépasse tous les mois. Ces heures engrangées sont comptabilisées sur un compte temps appelé compte de débit/Crédit mensuel. Il frôle  souvent la douzaine d’heure voire les 25h parfois, mais ces heures sont récupérables dans le mois qui suit. Voilà le décor est posé. 

Je travaille à 7km de chez moi et cela fera 2 ans en septembre que je suis là. 

Comment suis-je arrivée là?

J’ai demandé ma mutation après 3 ans à parcourir la région pour remplacer des collègues (non non je ne suis pas prof!). J’ai obtenu ma mutation dès la première demande et dans une administration où j’avais effectué tous mes stages lorsque j’étais stagiaire, lieu et collègues que je connaissais bien qui plus est pour y avoir fait un remplacement 6 mois! La raison de ma mutation, l’envie de me poser vu que nous projetions une grossesse… (ah ah ah). 

Je connaissais donc très bien tout le monde dont ma future chef. 

A l’époque nous étions en plein tests pour la PMA et nous attendions encore et toujours. 

J’ai rencontré l’adjointe de ma chef qui serait mon interlocutrice directe et ça s’est plutôt très bien passé. 

Bref no souci. 6 mois ont passé et en mars 2016, première FIV. J’allais devoir m’absenter et surtout je venais d’intégrer mon service définitif après 6 mois de remplacement d’une collègue en congé mat 😡 dans un service délicat. 

Il était hors de question pour moi de parler à ma chef, qui est la plus grande colporteuse de ragots que je connais et autant vous dire que lui parler de la PMA et de mes problèmes c’était dire adieu à mon anonymat et à ma vie privée. Et ça c’était HORS DE QUESTION! 

Mon travail revêt une grande importance pour moi. C’est quelque chose sur lequel j’ai du contrôle et surtout ou je suis reconnue et compétente. Tout l’inverse de la PMA! Au boulot, je suis une référence, on me fait confiance et je me sens comme tout le monde et ça c’est très précieux  pour moi! Alors hors de question que tout le monde connaissent mes problèmes et surtout porte un autre regard sur moi et aient pitié! 

Ma relation avec ma supérieure directe était quant à elle très bonne nous étions de la meme génération et je me sentais en confiance. Après 6 mois de collaboration j’avais vu qui elle était. 

Du coup, un jour je suis allée tout lui balancer et elle a été super. On a parlé de cette foutue loi et je lui ai parlé de ma réticence à user de mon droit car cela voulait dire « divulguer mon secret ». Elle l’a bien compris. 

J’ai donc fait le choix de m’absenter en utilisant mon débit/Crédit mensuel et de fermer ma gueule. 

Personne ne m’y force mais c’est mon choix. Seule une collègue (qui est devenue une véritable amie) est au courant de mon parcours et aujourd’hui elle est même mon binôme. 

Ma supérieure directe, l’adjointe de ma chef, a quant à elle été mutée en mars et ça m’a beaucoup attristée car nous étions devenues très proches. Elle aussi avait des soucis pour concevoir mais après un petit traitement, elle est  enceinte et son terme est imminent. 

Et vous, quel choix avez-vous fait concernant la PMA au travail : secret ou tout le monde est au courant? 

Le pouvoir de l’esprit…


Nous sommes grosso merdo (😂) à J-27 soit 4 semaines du début des hostilités de la FIV3 alors aujourd’hui j’avais envie de vous livrer l’état d’esprit dans lequel je suis. 

J’ai pleinement conscience que ce qui va suivre va vous paraître complètement ubuesque voire farfelu mais après tout c’est MON blog et j’y écrit   bien ce que je veux 😉 c’est un peu mon exutoire et ma façon de conjurer le sort… 

Mais au delà de ça c’est aussi une façon de montrer à celles qui sont suivies [et je me rends compte que nous sommes nombreuses à être silencieuses et à « cacher » notre infertilité (p*****  qu’est ce que jedéteste  ce mot 🤢) à notre entourage… par la je veux dire parfois notre famille, mais aussi nos amis (souvent indélicats dans leurs paroles) et nos collègues], qu’elles ne sont pas seules à ressentir des sentiments d’une ambivalence ahurissante! 

On a du mal à trouver sur la toile des témoignages qui vont plus loin que le simple récit du parcours médical pur et dur… Alors qu’on sait toutes,  nous les « infertiles », qu’il est compliqué et éprouvant…

Moi je veux vous parler de mon ressenti, de mon état d’esprit et de mes émotions (trop souvent enfouies et refoulées pour ne pas m’effondrer ou pour retarder l’effondrement lorsque je passe le pas de la porte!). 

Pour celles et ceux qui ont raté les épisodes précedents, voici un petit résumé :

👶🏽En essai 02/2014
💉Suivi PMA➡️02/2015

👸🏼A.32ans 🏡Chti👰🏼💍9 ans 

📉OPK/réserve ovarienne bof

🙎🏽‍♂️M.41 ans/zozos fainéants

FIV1a-03/16✖️ puregon : pas très concluant chez moi m, juste 7 ovocytes ponctionnés et aucun embryon viable à implanter donc pas de transfert 

FIV1b-07/16✖️ menopur 450 : alléluia on a enfin trouvé THE traitement auquel je réagis bien. 11 ovocytes ponctionnés. 3 embryons. 2 transférés. Aucun congelé. 

FIV2:10/16✖️menopur 450. 13 ovocytes ponctionnés. 5 embryons. Puis 4. 2 transférés et aucun congelés. 

Nous ne sommes jamais parvenus à congeler d’embryons a mon grand drame car on repart de zéro à chaque fois! 
Voilou, revenons à nos moutons!

En novembre, après l’échec de la FIV2 j’étais au fond du trou, je ne me voile pas la face, je suis quelqu’un qui a conscience de son propre état d’esprit et qui écoute son ressenti et là clairement j’allais mal. Article post FIV2 de novembre

Apres quasi deux ans d’une vie rythmée par la PMA, nous avions, mais surtout j’avais besoin de vivre… Oui car j’avais l’impression de survivre. De survivre à quoi, ben malheureusement à tout… Moi qui aime avoir prise sur les choses, décider, planifier, anticiper… Là impossible. Tout notre vie, personnelle, sociale, professionnelle, familiale et même sexuelle tournait autour de ce foutu parcours PMA… Nous projetions nos vacances en nous demandant si… puis nous étions invités chez des amis mais ils vivent un peu loin et j’ai ma piqure à faire à l’heure et le produit se conserve au réfrigérateur… et puis au boulot je vais m’absenter et ça m’angoissait un peu aussi car j’ai fait le choix de ne pas en parler (un article est à venir à ce propos d’ailleurs!). Bref, j’étais pour ainsi dire à bout, physiquement mais moralement surtout!

Alors on a tout stoppé. Et on a fait notre petite vie sans stress et sans pression. On s’est retrouvé, même si on ne s’était pas vraiment éloignés mais je sentais bien le désarroi de mon mari face à ma tristesse et à mon mal-être… On a continué les quelques travaux de notre maison. On a fait du vélo. On a vu nos amis et on a rien calculé. Rien anticipé. On a fait ce qu’on a voulu. Les fêtes ont été un peu difficiles, les bras et le ventre vide. Et puis j’ai perdu ma mamie en 2016, alors ça rajoutait un peu… Mais une fois passées, ça a été. 

Et puis doucement, j’ai songé de nouveau à la PMA et à ce désir viscéral d’enfant. Ou plutôt j’étais de nouveau happée par mon désir de maternité. Il ne m’a jamais quitté, je pense même être née avec! Mais pendant quelques mois, il n’était plus dans mes pensées ni dans mon quotidien et j’ai RESPIRÉ! 

En février, j’ai vu mon ostéopathe, un homme exceptionnel et si apaisant. Il m’a manipulé mais surtout on a discuté et j’ai pu vider mon sac. Ses paroles bienveillantes m’ont rassurées et galvanisées. En rentrant chez moi, mon mari et moi avons bien discuté, j’avais besoin d’entendre certaines choses que la pudeur parfois empêche de dire mais qui sont parfois nécessaires à entendre. Et puis j’ai digéré… 

Et puis courant mars, un soir j’ai dit à mon mari si l’envie était revenue et que je voulais reprendre rdv avec mon gynécologue PMA. 

Je l’ai revue début avril. On a fait le point. Et je lui ai dit qu’on voulait passer à la FIV3… Ça y est j’avais  de nouveau sauté le pas…

Mais je m’égare en digressions, bien que nécessaires pour comprendre le contexte et mon ressenti aujourd’hui. 

Comment j’aborde cette 4ème tentative?

Bizarrement très sereinement et sans pression (à J-27 du moins, ah ah). 

Ça va vous sembler complètement dingue (mais je l’ai déjà dit à mon psy au CMP et à mon mari) au fond de moi je ne cesse de me dire : « cette fois c’est la bonne ». Il ne peut en être autrement. J’ai le sentiment que c’est notre tour et que ça va fonctionner. J’ai conscience que c’est complètement dingue et que ça peut me faire tomber de haut mais je ne sais pas pourquoi j’en suis convaincue! 

Cette pause de quasi 8 mois a été salvatrice. J’ai pris mes problème à bras le corps et mes consultations au CMP m’aident tellement à aller mieux et à décomplexer tellement de choses … Mais j’y reviendrai dans un article dédié (décidément je ne vais plus vous lâcher!) 

Pour finir je vais vous dire ce que je me répète chaque jour et qui m’a été dit le 8 février par mon ostéopathe : « il n’y a rien qui t’empêche d’être enceinte ». 

On dit que le pouvoir de l’esprit et du mental jouent énormément dans nos parcours alors je me le scande chaque fois que je pense à la PMA. Et vous qu’en pensez-vous? 


Bilan M+7 stop PMA


Me voilà de retour… 

Depuis novembre beaucoup de choses se sont passées. La vie en somme. Une vie plus légère et moins contrainte par cette satanée PMA qu’on aime autant que l’on déteste… 

Que s’est-il passé me demanderez-vous? Tout, rien, des rires, de la légèreté, de l’amour et quelques bas… 

C’est étrange que l’envie me prenne de venir vous parler alors qu’aujourd’hui c’est la fête des mères… Cette fête qui me sort par les trous de nez, d’auto congratulations et de niaiseries… Oui je veux un enfant c’est viscéral mais pour autant je ne pense pas dire un jour « mes enfants, ma vie » car la vie ne se résume pas qu’à ça et heureusement pour les femmes qui ne veulent pas d’enfant, qui n’en auront jamais ou qui tout simplement ne considère pas les mots « femme » et « mère » comme étants synonymes. 

Pour faire court, et ce n’est pas ma spécialité ha ha, j’ai décidé de consulter… d’aller parler à quelqu’un… J’avais bien vu la psy de la PMA une fois mais ça n’avait pas trop accroché même si j’avais pu vider mon sac, elle était trop acerbe pour moi. Du coup, poussée par une connaissance PMettes j’ai décroché mon téléphone pour prendre rdv au CMP, j’ai eu rdv dans les 3 semaines. Et j’y suis déjà allée 3 fois. 

La première : j’ai pleuré, la seconde : pas pleuré ✌🏻 et la dernière : a pleuré… 

Évidemment, je fais la maligne mais c’est beaucoup plus sérieux que ça. J’ai trouvé l’interlocuteur qu’il me fallait et j’ai le sentiment d’avancer… 

Concomitamment à ma prise en charge au CMP, je sentais l’envie de maternité ressurgir en moi… Nous en avons donc parlé avec chéri et j’ai décidé de reprendre rdv à la PMA. 

Par contre, cette fois à la différence des autres autres, j’ai décidé de n’en parler à personne et de faire ça dans mon coin, sans pression… 

Et vous comment ça va? Donnez-moi de vos nouvelles!

To be continued…

Savoir dire STOP


J’ai décidé d’arrêter la PMA. L’échec de notre FIV2 avec zéro congelés a eu raison de mon optimisme (dont le pourcentage était déjà considérablement réduit) et surtout de mon état psychologique. 

Malheureusement ou heureusement, j’ai fait la funeste PDS le lundi 7/11 à J14 post ponction et premier jour de ma semaine de congés.  J’avoue ici que j’avais fait un test pipi le vendredi 4/11 en rentrant du boulot #mauvaiseidee et un autre le samedi matin encore plus mauvaise idée. Les deux se sont avérés négatifs et j’étais déjà au 36ème dessous mais bon rien ne vaut la PDS…

PDS négative et moi au fond du trou. Nous sommes partis 5 jours en Bretagne dès le mardi matin car c’était prévu et que de toute façon se priver de ce moment n’aurait rien changé. 

Franchement je n’avais qu’une envie c’est rester couchée toute la semaine en pyjama. Finalement il en a été complètement autrement car nous avons découvert une région que l’on a adoré et des paysages à couper le souffle. 

À notre retour, la décision s’est imposée à moi, j’étais sur une corde raide, prête à tomber dans le précipice de la dépression et il en était hors de question… 

J’ai donc annoncé à mon cher et tendre que je me rendrai à mon rdv de bilan le 7/12 pour mettre un point final à cette FIV2 mais qu’après j’arrêtais tout… 

Définitivement ou pas, je ne le sais pas vraiment mais je ne pense pas. En tout cas, à l’heure H : fini les traitements en tout genre, les piqûres, Les Échos, la gestion de notre vie sociale en fonction de mon cycle… 

Et je me sens LIBÉRÉE… 

Ce n’est pas facile à admettre mais je revis, je me sens enfin maîtresse de mon propre corps (qui a douillé car avec 3 stimulations depuis mars j’ai repris 5kg), de mon moral (enfin ce n’est que le début, je continue à être très émue par beaucoup de choses qui n’ont en soi pas d’importance), de mon couple et de notre libido…. 

Après 3 ans de désir d’enfant, je fais enfin l’amour avec mon Mari sans y penser. La vraie envie est revenue, je revis. 

2 ans après le début de notre suivi PMA je suispaumée, il faut l’avouer. J’ai toujours ce désir viscéral d’être mère, de porter la vie et la conviction profonde que je suis faite pour ça, et je m’interroge sur toutes les difficultés qui se présentent à nous pour concevoir en me demandant si ça n’est pas un message qu’on nous envoie, si ça vaut le coup de persévérer et de se faire tant de mal, si après tout il n’est peut-être pas plus sage de renoncer… 

Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdue… 

Le hurlement sourd 

Saint-Malo

Une fois de plus j’ai le cœur retourné et les tripes à l’air. La rivière rouge sonne le glas de cette enieme tentative de t’avoir… 

Enieme parce que bien sur nous n’avons pas attendu ce diagnostic de merde et ces FIV sans aucun glamour pour te désirer… J’ai remonté mon fil Instagram, pas celui où je suis incongnito mais plutôt celui où je suis une fille normale et où je tais mon infertilité. Pas par honte mais plutôt par pudeur, parce que je souffre déjà tellement de ne pas réussir à faire la chose la plus naturelle du monde, porter la vie… Et en remontant ce fil, j’ai retrouvé la photo de notre sortie au resto où l’on s’est dit : ça y est on le veut ce bébé, c’est maintenant et je me rappelle nos rires et cette complicité dans nos regards, dans nos gestes… 

Je voulais compter le nombre de cycles stériles… et je ne l’ai pas encore fait… À quoi bon me direz-vous? 
Au boulot c’est pareil, personne ne le sait. Sauf ma N+1, ce qui est plus facile pour s’absenter bien qu’il y ait une loi, bla-bla-bla… Mais moi j’ai fait le choix de taire mes problèmes. D’une part car ma N+2 est la commère la plus rapide de l’ouest, d’autre part car dans mon travail je suis performante, appréciée et très compétente. Je ne me jette pas de fleurs ce n’est pas mon genre mais ce sont les faits. Et pour tout vous dire, c’est une des seules satisfaction qu’il me reste dans la vie : assurer à fond au boulot, être reconnue et être une référence. 

Et puis, m N+1 s’est confiée à moi et elle aussi avait des soucis. Juste elle, pas son conjoint. Un souci d’ovulation. Elle a donc commencé un traitement au clomid en septembre, et en rentrant de congés elle me dit qu’elle a du retard, test pipi et PDS : bim elle est enceinte sur le premier cycle avec clomid. Moi, le jour même où elle me l’annonce je commençais ma stim…. et vous connaissez la suite. J’ai les boules, j’ai du mal à me réjouir pour elle et je vais la voir chaque jour… avec son ventre arrondi… nous aurions pu avoir une date de terme avec un mois de décalage mais il n’y aura pas de terme pour moi…

J’ai lu quelque chose que j’ai trouvé très à propos, comment souffrir autant l’absence de quelqu’un que l’on a jamais rencontré… Je ne me l’explique pas mais j’ai vécu quelques épreuves dans ma petite vie de trentenaire et moi qui suis d’un naturel optimiste, aucune m’a autant éprouvée que celle que nous vivons actuellement. Et pourtant mon mari et moi avons frôlé la mort il y a 3 ans  lors d’un accident. 

Je me sens vide et morte à l’intérieur. Je souris mais au fond tout est triste en moi. Rien ne me réjouis, les gens, les événements, les bonnes nouvelles et plus communément les femmes enceintes, les jeunes mères, les nourrissons et les bébés jusqu’à ce qu’ils marchent me donnent la nausée. 

Les annonces de grosssesses me révulsent et me détruisent… 

Sans compter cette solitude.  Rassurez-vous j’ai des amis et une famille mais n’empêche que je me sens SEULE, et infiniment triste. Je revois le gynéco début décembre mais on ne recommencera pas de suite. Je n’en ai pas la force. J’ai vraiment souffert cette fois, tant physiquement (douleurs post ponction de 10 jours, douleurs lombaires atroces,  et après transfert des douleurs de règles et toujours ces douleurs lombaires intenses, et surtout j’ai repris du poids [4kg] et je culpabilise en me disant que c’est peut être ça car j’avais perdu 15kg pour avoir enfin droit aux FIV) et psychologiquement n’en parlons pas : ponction lundi 24/10 : 10 ovocytes, mercredi 26/10 : appel du labo nous n’avons que 3 embryons et les biologistes ne sont pas optimistes, samedi 29/10 : il reste 1 seul embryon et il faut attendre le lendemain pour savoir ce qu’on fera, le 30/10 : transfert d’un blastocyste J6, 7/11 : PDS négative. Vous voyez un peu l’ascenseur émotionnel?!

Nous sommes en vacances avec mon Mari, c’était prévu. C’est même moi qui avait tout organisé mais lundi je n’avais plus envie… on est parti quand même bien sur, tout était payé… et j’avoue que je n’y ai pas trop pensé… mais ce soir… c’est le retour du boomerang et j’ai mal… 

J’aurais 32 ans en mai, j’avais mis tant d’espoir en cette tentative, qui nous donnerait un bébé pour juillet, pour nos 10 ans de mariage mais les espoirs sont évanouis et moi avec. 

J’ai dit à mon Mari que cette année je ne mettrai pas sapin de Noël. Moi qui adorais cette fête, maintenant en y pensant j’ai la nausée…

Je me dégoûte d’être ainsi mais je n’arrive pas à passer outre. Je jalouse ces femmes aux ventres ronds et leur bonheur impudique…  Je les hais… Je n’imagine pas d’avenir radieux… tout est une épreuve…

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