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Pois Chiche family

Mon parcours pour devenir Maman

THÉ RALC de la semaine

Hier ça parle PMA et GPA suite aux réformes en cours.

Une collègue parle d’amis à elle homosexuels en mal d’enfant.

Puis dit : « pourquoi la science permettrait aux hétérosexuels d’avoir des enfants, et pas aux homosexuels. Dans ce cas la science n’a qu’à aider personne et si tu peux pas avoir d’enfant tant pis pour toi. Ou tu n’as qu’à adopter ».

A.40 ans. Mariée. 2 enfants. Visiblement eus sans aucune difficulté.

Au delà du fond du débat qui m’importe peu.

Mais quelle violence dans ces mots qui ne peuvent sortir que de la bouche d’une fertile certes tolérante avec ses homologues du genre humain mais complètement à côté de la plaque sur le plan émotionnel et psychologique.

Quelqu’un qui me bat?

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De mauvais poil

J’ai repris le boulot il y a 9 jours et je suis déjà blasée…

Je me sens mal et pourtant j’ai pris 5 semaines de congés…

J’ai mal au ventre, je suis fatiguée et de mauvais poil.

Je fais le strict minimum au boulot.

J’ai postulé pour un changement radical de carrière. Je serai fixée le 12 décembre mais j’ai peu d’espoir après la consultation des avis auxquels j’ai eu accès… et ça me mine parce que j’ai l’impression de n’avoir aucune prise sur ma vie professionnelle alors que d’habitude c’est LA chose que je maîtrise!

Sauf que là j’en suis au même point qu’avec ce putain de désir d’enfant je ne maîtrise rien et ça me rend malade moralement mais aussi physiquement…

Cette reconversion pro c’était ma bouffée d’air et comme j’ai peu d’espoir désormais rien ne va plus…

Quelle vie de merde

Résumons …

J+4103 (11 ans 2 mois 23 jours) jours depuis qu’on s’est dit oui…

J+1678 (4 ans 7 mois 5 jours) depuis qu’on a décidé de faire un bébé

J+450 depuis le début de la FIV3

J+436 depuis la ponction FIV3

J+434 depuis le premier transfert de 2 embryons FIV3

J+216 depuis le deuxième et dernier transfert de 2 embryons FIV3

J+11 depuis que les vacances sont finies

J-26 avant mon hysteroscopie curetage

J-30 avant la réunion adoption

J-90 avant Noël : période que je redoute le plus

ET AUSSI…

1 collègue enceinte qui ne parle quasi que de ça.

1 collègue qui a accouché en juillet qui est passée hier au boulot #horrible

1 collègue en passe d’accoucher

1 copine en parcours PMA FIV 1 après une grosse opération contre son endométriose et une ponction samedi ou lundi

1 copine qui m’a avoué vouloir un second malgré le fait que sa première soit handicapée car l’envie est plus forte

Et on est toujours sur le quai alors que plein ont embarqué ici, même « les plus désespérées », enfin non il reste Lucienne (qui est le première qui me vient en tête) et moi…

Ces trucs qui t’énervent chez les « fertiles »…

J’ai déjà lu plusieurs très bons articles à propos des RALC (Remarques A La Con) mais pas sur ces trucs qui t’énervent chez les fertiles (par extension les mères)…

  • Les hastags débiles 🤯

Sur Instagram pullulent des photos d’enfants… et les hastags sont parfois plus ou moins bien choisis mais un # qui me fait péter les plombs c’est le fameux : « #mavie »

Comme si la vie se résumait à l’enfant et que tout ce qu’il y avait avait été balayé.

Ah mais oui je ne peux pas comprendre je n’ai pas d’enfant!

Je sais que cela peut faire très aigrie mais pour remettre les choses dans leur contexte, je ne me suis jamais posé la question de la maternité. Pour moi ça a toujours été une évidence d’aussi loin que j’existe. Cependant, je ne pense pas non plus être une potentielle mère-sacrifices. En effet, je suis issu d’une famille « classique ». Mes parents, mon frère et moi qui suis l’aînée. Ma mère a toujours travaillé. Nous étions gardé par ma mamie. Mes parents nous emmenaient partout mais en même temps nous n’étions pas non plus le centre de leur monde. Ou bien je ne m’en rendais pas compte. J’admire l’équilibre que ma mère a su trouver entre sa vie professionnelle et personnelle. Elle a toujours tout mené de front et j’avoue que je n’ai aucun souvenir de plaintes ou de ras le bol. Elle a toujours été très présente et en même temps très encourageante et motivante.

Aujourd’hui alors que je suis moi-même adulte j’ai le sentiment de pouvoir être comme elle, sûrement parce qu’elle m’en a donne le moyens et qu’il n’y a p s de choix à faire, de concessions (ou pas d’énormes) ou de sacrifices qui feraient qu’un membre de la famille se sentirait lésé.

  • L’envie 🤢

Les gens envient notre liberté 🗽

Je me retiens souvent parce que je ne parle pas trop de nos déboires pour devenir parents mais je ris jaune à l’intérieur.

Dans cette liste il y a :

– les grasses mat

– les sorties inopinées, surtout le cinéma où nous allons assez souvent

– les activités sportives, car je fais de la danse

– les vacances hors saison

– les vacances ou tu te reposes vraiment en bouquinant sur la plage

– les soirées sans stress….

Mais la liste n’est pas exhaustive, d’ailleurs complétez là en commentaire si ça vous dit!

A mon travail je n’étale pas trop ma vie privée. Personne sauf une collègue très proche ne connaît notre galère PMesque donc forcément ça pousse au vice. Mais pas que, même certains de nos amis, qui connaissent notre situation, nous envient.

Alors qu’en fait nous on envie leur « vie de chaos »… Nous on attend que ça les nuits difficiles, les couches qui débordent, les vomis juste avant de partir bosser mais aussi cette petite respiration haletante tout conte soi, ces sourires dès que vous poussez la porte de sa chambre le matin et ces moments de complicité et de joyeux bordel ambiant dans la maison qu’on s’est donné tant de mal à rénover.

  • Leurs solutions à tout

Sauf au manque d’éducation parfois de leur marmaille… 😂

Vous savez, le moment gênant du dîner ou la copine chez qui vous mangez vous pose la question qui lui brûle les lèvres depuis l’apéro : « Et vous, vous en êtes où? »

Alors tu te livres un peu, tu essaies de simplifier les trucs car quand tu lui parles t’as l’impression de parler chinois. Et puis elle te sort :

– « Je connais unetelle, elle a consulte tel docteur tu devrais essayer » >>> puisque je te dis que je suis suivie par un centre PMA

– « Tu sais malgré le diagnostic, je pense qu’il y a une grande part de psychologique » >>> connasse

– « Vous devriez tout arrêter et ne plus y penser, la cousine de la sœur du grand-père de ma mère a tout stoppé et bim enceinte » >>> c’est pas comme si tout le monde te la faisait pas celle la hein!

– « Vous avez pensé à l’adoption, moi je n’hésiterai pas » >>> 😶

On est pas loin des RALC, hein!!?

Et j’en passe, j’imagine que ça vous parle alors n’hésitez pas à me confier les vôtres de pseudos solutions miracles…

Évidemment il a parfois, même souvent des bons sentiments et ne dit-on pas que l’enfer est pavé de bonnes intentions?

Mais parfois je me dis en fait vous feriez mieux de fermer vos g******!

Et si…

Tous les ans quand nous sommes en vacances en Tunisie je me prends à rêver… et ce depuis 2015…

À rêver à nos prochaines vacances, vous savez celles de l’année prochaine lorsque je serai ronde comme une barrique parce qu’enceinte jusqu’aux dents ou quand je ferai découvrir à notre enfant la terre de son papa…

Je me souviens très bien de l’été 2015, nous ne sommes pas venus en Tunisie parce qu’après de longs mois de rénovation nous déménagions dans notre nouvelle maison. Et nous étions encore en phase pré-PMA : examens et perte de poids.

L’été 2016, a été aussi horrible que beau. Nous avons fait le FIV 1 bis après notre échec de mars 2016. Autour du 14 juillet j’avais fait mon transfert et nous nous imaginions partir en vacances avec deux passagers clandestins. Fin juillet le verdict est tombée et les vacances 1 mois plus tard ont été les plus longues que j’ai eu à attendre. Nous avions décidé pour la première fois de partir le mois entier et quelle merveilleuse idée nous avions eu. Je garde un souvenir extraordinaire de ce mois. Puis nous avions décidé de tenter la FIV2 dès octobre, persuadés que cette fois c’était la bonne.

L’année dernière en 2017, nous n’avons pas pu partir avant la mi-octobre. Mon mari était retenu pour le travail. Nous sommes néanmoins partis 1 mois. Et les vacances ont été belles aussi. Malgré une FIV3 en juillet avec un constat d’échec. Et une rentrée horrible tant moralement que physiquement. J’étais au bout du rouleau mais nous avion 2 embryons congelés et c’était la première fois que nous parvenions à cette étape. Alors nous étions triste et malgré tout optimiste parce que tout n’était pas vraiment perdu.

Cette année, 2018. J’ai 33 ans. 5 ans d’essai bébé. 3 ans 1/2 de PMA. 4 Protocoles. 4 transferts de 2 embryons à chaque fois. Et une demande d’agrément. Cette année on s’est dit que c’était peut être la dernière où nous serions sur la plage « tranquille », moi à lire. Lui à pêcher. On s’est dit que l’année prochaine on serait tout autant chargé mais peut être d’une tente UV, d’un sac à langer et de jeux de plage et d’une bouée. Si vous saviez comme j’en rêve mais comme je me refuse d’y penser ou de le croire possible. On a tellement morflé ces dernières années. On a tellement entendu de conneries, de paroles débiles, de lieux-communs sur les infertiles…

Je me fais opérer le 22/10/2018. Normalement je devrais enchaîner avec la FIV4 mais franchement je ne sais pas si j’ai la force d’affronter cette dernière bataille. Peut-être justement parce que je sais que celle là est synonyme de fin. Et qu’il est probable que nous fassions partis des 30% qui sortent de PMA sans enfant. Je n’ai que 33 ans bordel et même si on a lancé la procédure d’agrément je ne suis pas complètement prête à renoncer.

Croisez les doigts pour nous, pour que l’été prochain nous soyions 3 sur cette plage que l’on chéri tant… peu importe le moyen…

Je les hais

Qu’on se le dise quand on peine à avoir un enfant on fait parti d’une autre catégorie de personnes.

Il y a d’abord les fertiles et les infertiles, puis les mères et nous les autres aux ventres vides et au cœur lourd.

Plus les années passent et plus on se sent en décalage. Nous avons commencé les essais alors que j’avais 28 ans. Nous n’étions pas vraiment en retard nos amis n’y pensais pas encore c’était en 2013. Puis tout le monde a essayé en 2014-2015 si bien qu’une dizaine de filles étaient enceintes sur cette période. Et ça a été atroce.

Aujourd’hui, tous ces gens, amis, connaissances ou collègues ont un voire deux enfants. Nous toujours aucun.

En société, de quoi parlent-ils pour la plupart… de leur progéniture… et elles s’en plaignent sans pudeur et sans égard pour nous, nous qui sourions bêtement pour sauver les apparences…

D’après ce que je sais leur délai d’attente pour tomber enceinte est entre 1 mois et 9 mois. Une broutille pour nous vous ne trouvez pas? Nous qui en sommes à 4 ans 6 mois et 9 jours d’une attente interminable. Et encore certaines de mes « amies » ont trouvé ça long…

Récemment j’ai appris que quelqu’un a mon travail était enceinte. En arrêt sans raison mais j’ai vite flairé le truc…

J’essaie de ne pas émettre de jugement… mais cette fille a déjà 3 enfants de 2 pères différents. Elle est remise avec quelqu’un de plus jeune et lui n’a pas d’enfant. Elle a crié haut et fort sur tout les toits qu’il était hors de question d’en refaire un 4ème. Ils ont acheté une maison et aujourd’hui à 41 ans elle attend son 4ème enfant. Cet enfant est l’enfant de la paix, celui qui fera que son conjoint ne la quittera pas.

La nature est injuste. La vie l’est tout autant…

On ne demande rien nous, juste un enfant, pas de jumeaux ou de triplés. Pas de grande fratrie. Juste un enfant.

Cette douleur latente…

Dimanche 26 août 2018 – 13:47

Nous sommes en voiture. Nous rentrons d’un week-end combiné baie de somme et cote d’opale. Nous faisons un blind test chanson française dans la voiture.

Bruel se met à résonner, je l’adore. C’est « place des grands hommes »…

« On s’était dit rendez-vous dans 10 ans
Même jour, même heure, même pomme
On verra quand on aura 30 ans
Sur les marches de la place des grands hommes
Le jour est venu et moi aussi
Mais j’ veux pas être le premier.
Si on avait plus rien à se dire et si et si…
Je fais des détours dans le quartier.
C’est fou c’qu’un crépuscule de printemps
Rappelle le même crépuscule d’y a 10 ans
Trottoirs usés par les regards baissés.
Qu’est-ce que j’ai fais de ces années ?
J’ai pas flotté tranquille sur l’eau,
Je n’ai pas nagé le vent dans le dos. « 

Je fonds en larmes. Ces derniers mots résonnent trop dans ma tête. Mon mari ne comprend pas. Il me demande pourquoi je pleure et je lui dis naturellement « je n’avais pas imaginé ma vie comme ça. A quoi ça rime tout ça sans enfant ».

C’est venu de nul part. Rien ne laissait prédire cet épisode de pleurs. Samedi 25.08.2018, nous avons passé toute la journée avec deux amies à Berck sur mer, ce havre de paix.

Des étendues d’eau et de sable vivifiantes. Une bonne moule/frites.

Une belle soirée avec mon mari chéri. De la tendresse, de l’amour, de jolies petites attentions. Une belle promenade à la brocante.

Bref un week-end de rêve, et j’ai encore pleuré…

Vacances j’oublie tout…

L’heure des vacances a sonné! Et il était grand temps croyez-moi!

Marre de tout.

Sommeil agité (ce qui ne m’arrive jamais!).

Crevée…

Libido à zéro ☹️

Tout est sûrement lié mais ça me mine. J’ai le sentiment d’être dépassée. Je passe 2 semaines chez moi puis nous partons nous ressourcer 2 semaines en Tunisie. Et j’ai vraiment hâte!

Je pars un 3 jours chez ma meilleure amie demain. Espérons que les retrouvailles seront chaleureuses avec mon chéri.

On est tous les deux très éprouvés par cette année forte en émotions. Et on a besoin de se retrouver et peut-être de se manquer un peu.

Pour moi l’année est finie… c’est bizarre non? Je me projette déjà en 2019. Comme si je savais que 2018 ne nous apporterait rien.

Et pourtant j’ai mon hysteroscopie en octobre et gygy va sûrement nous encourager à enchaîner avec la fiv4. Sauf que j’ai entre 8 et 9kg de plus au compteur.

En gros 3 kg par FIV.

Je vais me réinscrire à la danse en septembre car ça me fait du bien. Et on a une salle de musculation municipale dans notre ville très bien équipée et on voudrait s’y inscrire avec mon mari. Et puis j’ai envie de retourner 1 à 2 fois par semaine à la piscine comme je le faisais avant.

Je n’aime pas les résolutions mais le maître mot de MA rentrée mi-septembre sera :

PRENDRE DU TEMPS POUR SOI

Fin 2018 et début 2019 sera animé avec la demande d’agrément je pense qu’on est loin d’être sereins…

26.10.18

Nous sommes convoqués à la réunion d’information sur l’adoption.

J’oscille entre enthousiasme et désillusion d’une grossesse que je ne m’étais jamais imaginé une seconde ne pas vivre… c’est ça le plus dur.

Que mon enfant n’ait pas gênes ou ne me ressemble pas peu importe pour moi. Mais sentir la vie en soi serait sûrement le plus grand regret de ma vie, ça j’en suis persuadée…

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