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Pois Chiche family

Mon parcours pour devenir Maman

Où je vais?

Je suis à un stade de ma vie où je ne sais plus vraiment où je vais.

Je suis pleine de doutes quant à mon avenir au sens large.

Grosse prise de tête mercredi soir avec mon chéri pour une connerie mais depuis il me fait la gueule et pas qu’un peu. Il me parle pas. Ne mange pas avec moi. Et m’ignore royalement. Il a une tête de déterré (ce qui me rassure ça veut dire qu’il le vit mal aussi). Ou va-t-on ? Est-ce que c’est la fin pour nous? Après plus de 13 ans. Je sais que je suis pas facile, mais lui non plus. L’amour c’est pas plus fort que tout ça ou bien je suis trop insupportable?! Qu’est-ce que je ferai s’il me quittait? Sûrement un bébé toute seule. En Belgique où en Espagne, j’ai 34 ans et je ne suis pas prête à faire une croix sur mon désir de maternité… enfin bref j’extrapole mais ça n’arrive pas qu’aux autres…

La semaine dernière je lui ai dit que je voulais (enfin…) qu’on envoie notre confirmation pour la demande d’agrément, nous avons assisté à la réunion d’information sur l’adoption le 28 octobre 2018, mais il m’a fallu le temps.

Sûrement le temps de digérer ces quasi 5 ans de PMA, ces 3 FIV ratées et tous ces gens autour de nous qui font des gosses comme on fait ses courses au supermarché…

Cette année sabbatique de PMA et autres démarches pour devenir parents aura été plus que bénéfique, salvatrice est le mot. Certaines diront une année de perdue. Moi je pense que c’est une année de gagnée.

Lundi j’ai fait nos demandes de bulletin numéro 3 du casier judiciaire et aussi d’acte de naissance et de mariage. Il faudra qu’on prenne rdv chez notre médecin… avant que la machine soit lancée.

J’ai peur mais il faut bien se lancer. Et puis en 2020 on reprend la route de la PMA.

J’ai entrepris de perdre mes kilos pris et non reperdus durant ces 3 FIV c’est-à-dire 9 au total (3 par protocoles).

Je change de service aussi. Et ça va être beaucoup moins stressant normalement. Ça devrait aussi jouer sur mon état général.

Beaucoup de changement. Qui sait un renouveau salutaire peut-être, espérons le!

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Si j’en avais le courage

Comment en sommes-nous arrivées là ? Je ne comprends pas nous qui étions si proches, aujourd’hui c’est le néant. Tu me manques. Je ne sais pas si je te manque ou si notre relation a créé un vide chez toi.

Est-ce que la vie ou la PMA qui nous ont séparé… Je ne sais pas non plus. Ce que je sais c’est que tu me manques, et que je pense à toi tellement souvent.

Tu étais là pour mon mariage et dans les moments importants de ma vie, nous étions tellement sur la même longueur d’ondes. Aujourd’hui j’ai l’impression que sommes des inconnues.

Alors oui je me suis effacée parce que j’avais l’impression d’être de trop, et que c’était plus simple à gérer de mon côté.

Je ne me cherche pas d’excuses, j’ai vécu depuis 5 ans et je vis encore des choses difficiles. Aujourd’hui je sais que personne ne peut le comprendre.

Voilà les mots que je dirais à celle qui était une de mes meilleures amies voire la meilleure si j’en avais le courage

Ce qu’on croit qu’on sait…

Mon mari n’est pas très causant quant à ce qu’il ressent à propos de notre parcours.

Il est même toujours optimiste, parfois c’est énervant parce que ça donne l’impression que tout coule sur lui, et que rien ne le touche ni ne l’atteint.

Alors que moi, je suis la chialeuse… je morfle et je l’exprime. Je suis déprimée (moins) et triste (moins souvent aussi) et clairement mon infertilité me mine.

Mais aujourd’hui tout s’est éclairé. Ou partiellement.

Au fond je sais que ça le touche aussi mais entre ce qu’on sait au fond et ce qu’on ressent parfois il y a un fossé. Quand les signaux sont contraires il est compliqué de se raisonner…

Ce soir nous parlions adoption, patrimoine et ce qu’on allait laisser après nous.

Au cours de la conversation je lui ai dit : « au fond toi tu t’en fiches d’avoir des enfants ou pas. Ça ne te touche pas plus que ça. Tu fais tout ça pour me faire plaisir mais au fond qu’est ce que tu veux? » Le pavé dans la mare était lancé… Ce à quoi il a répondu : « si je m’effondre, si je m’épanche, on fait comment? Tu n’en souffres déjà pas assez?! Tu veux aussi porter ma tristesse?! »

Les larmes me sont montées. Je suis restée coite… je le savais mais ça fait du bien de l’entendre… #jesuisuneconnasse

Je serai une mère…

Je sais que je suis faites pour être mère. C’est en moi.

C’est viscéral. Ça vient du plus profond de moi.

D’aussi longtemps que je m’en souvienne ça a toujours été une évidence.

Mon Dieu je suis plus que prête.

Nous sommes plus que prêts. 13 ans d’amour (et d’engueulades🙄).

Beaucoup d’épreuves traversées, rien n’est simple chez nous. Jamais. On doit toujours se battre pour obtenir ce qu’on veut.

Et nous t’aurons. Qu’importe les obstacles!

Je t’aime déjà… ne rate pas le coche.

Ah oui mais non

Parfois on croit que ça va mieux qu’on voit la lumière au bout du tunnel et qu’on est moins mal.

Et puis un acte, une parole, un sous-entendu, une RALC et tout bascule.

Je l’ai senti venir à 10km et pourtant ça n’a pas été plus facile.

Il y a cette amie qui a déjà un enfant qui a des problèmes. Elle te raconte que son couple va mal, qu’elle a tiré la sonnette d’alarme, qu’elle a même donné un ultimatum, qu’ils avaient songé (enfin plus que songé car la pilule était arrêtée depuis l’été dernier) au 2eme mais que vu l’état actuel des choses ce n’était pas une bonne idée. Il y a ce repas début avril où personne ne veut boire d’alcool ni lui, ni elle… Grosse suspicion mais je me mords la langue et passe une soirée bof. Il y a ces posts sur les réseaux sociaux où elle se plaint toujours d’être fatiguée et se couche à 20h… et il y a moi qui met les pieds dans le plat… car les gens n’ont ni couilles ni respect pour nous. Elle finit par m’appeler et me dire qu’elle savait bien que je n’étais pas idiote… et pourtant j’ai l’impression de l’être.

On appelle ça une amie… elle voulait attendre la première écho, me le dire en face… bla-bla-bla… en fait je me sens trahie. Le mieux aurait été de me le dire quand vous êtes venus dîner. J’aurais eu l’impression d’avoir cette exclusivité et d’être importante. Au final j’ai découvert les choses par moi-même et ça me rend malade…

Mon frère m’a dit aujourd’hui que l’amitié était souvent un écran de fumée…

Je ne sais plus quoi penser… ah si les amis s’évanouissent petit à petit…

Je suis dépitée. Aujourd’hui j’ai donc annulé notre resto toutes les deux demain par un sms que j’ai essayé de faire de manière pédagogue, même pas de réponse… les gens nous prennent vraiment pour les dernières des merdes…

[EDIT]

J’ai eu une réponse. Le lendemain soir. Une réponse bien culpabilisante sous un air bienveillant. Certaines diront qu’on interprète tout mal nous les infertiles

A l’aube de mes 34 ans..

Dans 2 semaines j’aurais 34 ans.

Je ne réalise pas vraiment. Je suis bloquée à 28 ans… Non plus sérieusement, au fond de moi j’ai l’impression d’être toujours là même.

Quand j’étais gamine je me demandais comment ça serait d’être adulte. D’avoir sa vie. De travailler. D’avoir des enfants…

Aujourd’hui je réalise que le temps passe sans qu’on y prenne gare. Qu’on reste la même personne qu’a ses 17 ans. Qu’on peut évoluer mais que les valeurs qui sont les nôtres, celles qui sont ancrées perdurent et vous mènent sur la bonne voie.

Je réalise aussi le chemin accompli. Tant sur le plan personnel que sur le plan professionnel.

Nous avons une histoire hors norme avec mon mari. Nous nous sommes rencontrés en 2006 à l’étranger. Nous avons vécu une relation à distance puis nous nous sommes mariés et il a tout quitté pour moi, qui était encore étudiante. Nous n’avions rien. Aujourd’hui on a une belle maison qu’on a mis 15 mois à rénové seuls. On a aussi une maison dans son pays d’origine, ce dont nous rêvions et qu’on aurait jamais cru possible avant d’être « vieux ». Et on est un « vieux couple » comme on aime à dire pour se marrer. On va fêter nos 12 ans de mariage en juillet, là bas, où on s’est rencontré. Là où on a longtemps espéré emmener un mini nous. Aujourd’hui je ne sais plus vraiment où nous en sommes. Si c’est encore du domaine du possible ou s’il faut abandonner et faire le deuil d’une vie avec un enfant pour vivre et tourner cette page. Depuis quelques temps ça va mieux certes mais y’a des relents de mélancolie et de tristesse. Il nous reste une FIV mais j’avoue que je préfère faire l’autruche pour le moment. Et tenir la promesse que je me suis faites à moi-même : 2019 est une année blanche et où je me consacre égoïstement à moi.

Professionnellement aussi j’ai un peu morflé l’an dernier même si la conclusion n’est pas si négative. Je commence à me lasser de mon poste actuel mais ayant fait beaucoup de déplacements pro durant 3 ans auparavant et travaillant à 10mn de chez moi désormais je ne veux pas renoncer à ce confort de vie pour quelque chose de moins bien. Je dois passer un examen pro à la rentrée. Si je l’obtiens il n’y aura pas d’impact sur mon poste mais un bond dans ma rémunération. J’envisage peut-être de passer un concours en fin d’année… j’aurais révisé pour l’examen pro et c’est le même programme… alors on verra.

Nous partons en vacances en juillet 3 semaines. Et sûrement dans une capitale européenne en novembre.

Vu de l’extérieur ma vie est parfaite… et je suis libre comme disent les « fertiles »…

Si seulement c’était si simple.

J’approche mes 34 ans et le temps n’avance pas à mon avantage biologiquement parlant. J’ai tout sauf l’essentiel… ce que j’ai toujours voulu. La seule chose à propos de laquelle je n’ai jamais eu de doute. J’échangerai TOUT ce confort contre ce bébé qu’on désire tant.

Malheureusement ce n’est pas si simple.

2020 sera notre année peu importe nos choix : PMA, adoption, voyage, travail. Cette année blanche aura été salvatrice 🖤

Par où commencer ?

Me revoilà. Sans bonne nouvelle de grossesse miracle, lol, c’est débile mais je ne vois que ça que Instagram sur les comptes PMA que je suis…

La fin d’année 2018 a été douloureuse mais salvatrice. J’ai décidé de m’octroyer une année sabbatique de PMA et d’adoption, et de penser à MOI pour une fois.

Nous n’avons pas donné suite à la réunion d’information sur l’adoption, pas la force. Pas l’envie. Juste l’envie d’être normale et de me retrouver.

Côté PMA j’ai revu mon gynéco et je lui ai dit stop lui qui voulait me repasser en commission pour la FIV4.

Je me suis mise à la méditation et ça me fait du bien. Depuis quelques semaines je me sens plus moroses, quelques vieux démons refont surface et on échappe pas aux RALC au quotidien…

Je suis venue vous lire de temps en temps. Entre joie et désespoir total. Mon dieu que cette vie est aussi injuste qu’elle peut être belle.

Je n’ai rien à vous partager de plus. Dans 5 semaines j’aurais 34 ans. En le lisant ça me fait mal.

Aujourd’hui ça fait 5 ans 1 mois et 18 jours qu’on veut un bébé…et je me fais tristement à l’idée que ça n’arrivera peut-être jamais…

L’enfer c’est les autres

Je n’ai pas eu le courage d’écrire avant mais il y a a peu près 15 jours mon père est passé un dimanche matin ce qui n’est pas une surprise car il le fait régulièrement.

Il me demande de sortir et je l’interroge sur la voiture avec laquelle il est venu qui n’est pas là sienne. En lui disant « c’est une voiture de prêt? tu as mis ton 3008 pour changer la pièce prévue? ». Il m’explique que non. Qu’en fait ils voulaient changer de voiture mais que la reprise étant dérisoire bien que le véhicule dans un état excellent il avait fini par le revendre à mon frère (que je ne côtoie plus) et qui voulait une plus grande voiture et une 5 portes.

Je monte à bord, pour faire le tour du pâté de maison. On parle de tout. De rien. Aux 3/4 de la route, il me dit « je veux pas te faire mal au cœur mais Corinne (ma belle-sœur) attend le 2ème, c’est pour ça la voiture, pis ils voulaient pas trop d’écart avec Julien (leur premier, né en juin 2016) »

Souffle coupé. Palpitant à 250. Je réponds « c’est ça la vie certains ont tout d’autres n’ont rien ».

On tournait chez moi. Je suis descendue de. J’ai couru aux toilettes. Mon père est allé voir mon mari qui bricolait au garage.

Quelques larmes ont coulé que j’ai réfréné… Je me suis passée de l’eau sur le visage. Mon père est reparti, et là impossible de me retenir. Des larmes à torrent jusqu’à s’en pâmer. Mon mari ne sachant pas ce qui se passait a eu très peur. J’ai enfin réussi à lui dire. Il est resté là impuissant et infiniment triste pour moi. J’ai déversé mon flot de tristesse et de haine contre cette putain de vie. Je lui ai fait peur je crois je lui ai dit que pour vivre ainsi valait mieux ne plus vivre. Au fond je ne le pense pas. Enfin des fois si.

Ça n’est pas la première parole raz de marée de mon père/mes parents.

Les fêtes approchent, d’habitude on fête le 24 avec eux, cette année je l’appréhende mais vous n’imaginez même pas à quel point. Je redoute le moment où il parle du morveux de mon frère. C’est atroce mais je ne peux pas entendre ce qu’ils disent et je ne sais même pas pourquoi ils m’en parlent. Mon osteo/magicien/psy m’a conseillé 2-3 fois de leur parler et de leur expliquer. Mais les mots ne sortent pas. Je n’y arrive pas. A l’intérieur de moi c’est le Vésuve, je bouillonne. Je me connais et j’ai très peur que cela se fasse dans la douleur. Sur la parole de trop et que je parte en cacahuète. Je le redoute. Je me redoute. Et puis je les trouve tellement maladroits. Parfois cruels, malgré eux évidemment mais bordel qu’est ce que ça fait mal.

Et j’ai des exemples, rien qu’hier au tel. Ma mère me demande si j’ai reçu une facture de gaz en plus? Je lui dis non et lui demande pourquoi. Elle me répond que mon frère a eu une facture complémentaire ainsi que son beau-père. On débat un peu du pourquoi pas moi, et notamment du fait que nous ayons déménagé en 2015 et que nous ne chauffions pas du tout avant ça, la maison étant en travaux. Sur quoi elle me dit « oui mais avec Julien c’est normal qu’ils chauffent plus » 😳 je n’ai pas pu m’empêcher de rétorquer  » ah ben oui nous on a pas de gosses donc on chauffe pas, on vit dans le pôle Nord et on a pas de vie ». Elle a fait une pirouette pour contourner ce pic.

Voilà où j’en suis. Ils m’aiment je le sais. Mais les voir devient un vrai calvaire. Je me renferme. Je le sais. Je le sens. Je me déteste mais je n’y peux rien

Avenir

Tout part en couille… Peut-être moi la première…

J’en fais peut-être trop, je veux peut-être trop. Trop ambitieuse?

Mon projet pro n’aboutira peut-être pas… et pourtant j’en aurais tellement besoin pour me sentir mieux et penser à autre chose.

Hier j’ai discuté avec une amie et en discutant avec elle par sms je me suis rendue compte que je multipliais les projets… sûrement pour combler le vide de ma vie… inconsciemment… et en fait je suis fatiguée.

Je cours après un meilleur job, mieux rémunéré, un enfant que je n’ai toujours pas…

Sauf que quand j’y réfléchis bien, si j’avais un ou des enfants, je pense que je ne chercherai pas plus que ça à évoluer professionnellement parce qu’on se le dise, je bosse à 7km de chez moi en voiture, nous sommes propriétaires et mon mari vient de signer un CDI… bref notre situation est stable comme on dit.

Du coup je m’éparpille pour combler ce manque, sauf que je suis fatiguée mais vraiment très fatiguée par tout ça et par le fait que je sois toujours dans le futur et pas le présent.

Il est temps de se remettre gravement en question…

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