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Mon parcours pour devenir Maman

Mois

juin 2017

Bien dans sa tête pour être bien dans son corps… Mon expérience avec le CMP! Épisode 3

J’avais rendez-vous au CMP jeudi dernier. J’ai repris le boulot mardi 6. En y allant je me disais que ça ne me servirait pas des masses vu que je revenais de vacances… et pourtant. 

C’est complètement dingue cette propension à parler et à réussir à faire ressortir quelque chose de ces rendez-vous qu’on pense parfois anodin. 

Alors de quoi avons-nous parlé?

D’abord de l’arrivée imminente du début de la stimulation pour la FIV3… et de mon état d’esprit par rapport à ça… 

Puis, (je ne sais même plus si je vous l’ai dit) le fait que j’ai « avoué » à ma collègue/amie et  binôme  que nous faisions une 3ème tentative… Vu que je ne voulais en parler à PERSONNE!

Puis on a dévié sur mes ambitions pro, par rapport à cette fiv et à une maternité future… 

Le bilan est plutôt positif, et nous nous revoyons le mardi 27 juin, mon J-1 potentiellement…

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J-15 (à peu près…) FIV3


Me voilà de retour. Je suis rentrée de vacances lundi dernier et comment vous dire… J’ai vécu une semaine de l’enfer! 

1/ Mes beaux-parents étaient venus passer une semaine chez moi alors que j’étais absente et repartaient jeudi soir… #retourdevacs #3personnescheztoi #reprisedutaf #deprime

2/J’ai eu une semaine de ouf au boulot. Sur 4 jours j’ai rarement connu si intense. J’ai fait la blindé d’heures supplémentaires (mercredi j’ai fini à 19h30 et jeudi à 21h!)

3/j’ai chopé la crève. Eh oui comme cela m’arrive souvent en rentrant de vacances j’ai pris froid et sincèrement je déguste. 
D’ailleurs j’écris ce billet depuis la salle d’attente de mon pseudo nouveau médecin car ô grand drame mon médecin traitant adoré a pris sa retraite fin mars. Mon mari y était allé pour une consultation et il lui a annoncé qu’il terminait le jeudi qui suivait. Quand mon mari me l’a dit j’avais les larmes aux yeux, horrible… On a traversé beaucoup de choses avec lui outre la PMA et on avait un lien si particulier. 

Bref je n’ai plus de médecin traitant. Sachant que nous avons déménagé il y a presque 2 ans et que nous avions gardé notre médecin qui résidait dans notre ancienne ville (à 15mn de la où on vit désormais). On s’était dit que ça ne faisait pas si loin et qu’il valait la peine de faire ce quart d’heure sachant qu’avant on y était à 2mn en voiture… 

En soit rien d’inquiétant pour nous qui ne sommes malades que très rarement mais pour la PMA les choses se compliquaient car je ne sais pas vous mais moi c’est mon médecin traitant qui m’arrête lors des ponctions… 

La FIV3 approchant je me suis dit qu’il faudrait que je m’enquerisse de trouver un nouveau médecin traitant car ça pourrait servir… 

Bref je suis dans la salle d’attente. Il est 18h40 et javais rdv à 18h00… ça commence bien! 

Edit : rhino et sinusite… 38,5 de fièvre. Mes collègues me trouvaient « chaude ». Malade depuis mercredi dernier… me suis un peu faire dire qu’il était temps que je vienne. J’ai parlé de la PMA, médecin (femme) très sympa. Par contre, bien qu’ayant pris rdv je n’étais pas dans l’agenda… bref! Et heureusement la pharmacie de la ville d’à côté ferme à 20h, sinon pas de médocs d’autant que j’ai 1 semaine d’antibiotiques ^^

Bien dans sa tête pour être bien dans son corps… Mon expérience avec le CMP! Épisode 2


Pour commencer, je tiens à vous apporter une information que j’estime très importante : les consultations dispensées au CMP sont complètement gratuite et prise en charge par la sécurité sociale. Ce qui n’est pas négligeable quand on connaît les tarifs des honoraires des psychologues/psychiatres, dont les soins sont considérés en France comme des soins de confort. La parenthèse est ainsi fermée. 

Voici une liste des CMP répertoriés. Sachant que votre rattachement à un CMP dépend de votre lieu de résidence. 

Mon premier rdv au CMP : 25 avril 2017 

[Petite précision : Le jour où j’ai pris rdv au CMP, j’ai également repris rdv à la PMA… ]

Lors de ma prise de rdv on m’a posé quelques questions afin de savoir pourquoi je venais et comment m’orienter : âge, pourquoi vous venez? Est-ce une démarche perso ou êtes-vous adressé par un professionnel de santé? …

Je n’ai pas super bien dormi la nuit qui précédait mon rdv. J’étais comme angoissée. Même si j’avais vraiment envie d’y aller, je redoutais un peu quand même. Je ne sais pas vous mais, il n’est pas simple de parler de soi. Mais encore plus d’ouvrir son âme, car clairement c’est comme ça que j’estime qu’il faut entreprendre cette démarche (sinon elle ne mène à rien) : avec honnêteté, qu’on se comprenne bien, pas avec l’interlocuteur (encore que, en partie oui, car au final il n’est qu’un guide dans cette démarche tout à fait personnelle) mais plutôt avec soi et ce qu’on ressent. Je pense qu’il faut être prête à tout déballer, concernant la PMA ou pas d’ailleurs, pour avancer et comprendre. Déballer ce qu’on ressent, ce qu’on vit de l’intérieur et que personne dans notre entourage ne pourra jamais comprendre tellement ça prend aux tripes, et tellement ça nous gâche la vie. Alors oui, il faut avouer sa rancoeur et sa jalousie. Admettre ses faiblesses, sa terreur et ses doutes. Sa haine comme cette vie bien trop injuste et qui nous pose question, pour casser les barrières. 

J’ai donc été reçue par un infirmier du CMP (d’une bonne soixantaine d’année qui sera d’ailleurs en retraite en juillet), chargé de mon évaluation. Il m’a posé de nombreuses questions, a noté bon nombre de chose dans mon dossier et m’a écouté sans me juger, avec bienveillance et humour. Puis il m’a expliqué que mon dossier allait passer en commission pour savoir quel suivi serait le plus approprié  (décidément après les commissions PMA voilà les commissions CMP!) tout en me disant qu’il estimait qu’un suivi infirmier serait suffisant dans mon cas. J’ai donc repris rdv avec lui-même (avec mon accord) 2 semaines plus tard sachant que si la commission estimait que j’avais besoin d’un suivi autre que le suivi infirmier il me rappellerait pour modifier le rdv. 

D’ailleurs, il m’a donné un petit excercice à faire : lister ce que j’aime et ce que je n’aime pas chez moi…

Mon ressenti 

J’ai immédiatement accroché et je me suis sentie en confiance.  J’ai bien pleuré lors de ce premier rdv. D’ailleurs, je m’en doutais car je ne m’étais pas maquillée pour y aller, enfin si juste le teint pour ne pas avoir une tète de déterrée^^ Et j’avais prévu les mouchoirs en papier. Et ils m’ont bien servis! Je suis sortie de là vidée mais soulagée d’un poids. Je suis retournée bosser et j’ai bien dormi le soir même après tant d’émotions. 

Aujourd’hui et demain…

Mon suivi se poursuit. J’ai le sentiment d’avancer. Monsieur C. a trouvé que javais changé à mon second rdv (le 11/5), que j’avais l’air moins triste, et c’est vrai, je me sens plus légère et moins préoccupée depuis que j’ai entamé cette démarche (déjà depuis la prise de rdv!). 

Lors de mon dernier rdv (le 23/5), j’avais en tête 3 choses dont j’avais envie qu’on parle. Et ça a été chose faite. J’ai pleuré aussi à ce rdv. C’était le rdv post mon anniversaire et ce n’est jamais un bon moment à passer pour moi. On a analysé ça et j’ai compris des choses. 

Nous nous revoyons le 8 juin, je suis actuellement en vacances et ces dernières m’ont fait le plus grand bien. Je rentre lundi et reprend le travail mardi. Je n’aurais peut-être pas grand chose à raconter enfin avec ma babelle j’en doute. Nous serons grosso modo à 17 jours du début de la FIV3… et je mets tous mes espoirs retrouvés en cette tentative car je suis dans un état d’esprit complètement différent! 🍀 

Bien dans sa tête pour être bien dans son corps… Mon expérience avec le CMP! Épisode 1


Dame Nature La Pute (DNLP), m’a fait découvrir une facette de moi que je ne connaissais pas… Mon côté obscur pour ainsi dire… 

Mais pour que vous compreniez mon propos, il est nécessaire que vous sachiez « qui » je suis vraiment

Je suis née dans une famille de classe moyenne du nord de la France. Mes parents sont mariés depuis 34 ans bientôt et m’ont eu jeunes : 23 ans pour ma mère et 22 ans pour mon père. Je suis l’aînée de deux enfants, j’ai un frère de 21 mois mon cadet. Cette année je fêterai mes 10 ans de mariage 👰🏼 bien que je n’ai que 32 ans… Je vis très mal la période de mon anniversaire et plus  particulièrement le jour même… Moi, qui suis d’un naturel jovial, je me lève systématiquement depuis 4 ans avec la boule dans la gorge et le cœur au bord des lèvres. C’est pourquoi en général je fuis la France, et nous partons en vacances au moment de mon anniversaire (le 15/5) au moins j’échappe un peu à la morosité autour de ça, même je me lève souvent en larmes ce matin là. Je pense que je me qualifierai de clown triste et/ou de fausse sociabilisée (pas très français!). Je suis quelqu’un de très sociable, j’ai le contact facile et j’aime rire et faire rire. Je suis un peu le boute-en-train de ma famille et des mes collègues. Les gens se confient généralement facilement à moi. Je ne sais pas pourquoi, ça a toujours été comme ça, j’ai sûrement de l’empathie et j’inspire la confiance aux autres. Pourtant, même si les gens pensent en savoir beaucoup sur moi, en réalité je ne distille que des bribes d’informations insignifiantes. Je ne me livre pas vraiment. Notamment dans le milieu pro et un peu avec mes amis. Je suis plutôt celle qui aide, que celle que se fait aider. D’ailleurs je suis très loyale en amitié et avec l’âge je suis rancunière. D’ailleurs la PMA m’a (heureusement/malheureusement) permis de faire un gros tri dans mon entourage mais je vous en reparlerai dans un article dédié. 

Toujours est-il que nous étions les premiers à se marier de notre cercle. Évidemment, j’étais encore étudiante! Lol. Je n’imaginais pas accueillir un enfant sans avoir une stabilité professionnelle. Pour moi, avoir un enfant sans travailler ça m’aurait condamné à rester à la maison (ce qui est un peu idiot et pas du tout vrai, j’en ai bien conscience!) comme un fil à la patte… je ne sais pas trop bien l’expliquer!

En 2014, après une période compliquée suite à un accident qui a chamboulé notre vie. Et à une remise en question de toute notre vie, nois décidons de se lancer dans l’aventure bébé. À part ma meilleure amie qui est déjà maman. Nous  sommes les premiers à y songer. J’ai 28 ans, mes 29 ans approchent et je suis déjà frustrée moi qui espérais avoir deux enfants avant 30 ans!

Bref la suite vous la connaissez (petit rappel). 

L’entrée en PMA a été une épreuve dans le sens où je n’aurais jamais imaginé galèrer autant pour avoir, ce sans quoi je n’ai jamais imaginé ma vie, un enfant! 

Les grossesses, les babyshower et les naissances se sont enchaînées. Et nous, JE, sommes/suis resté(s) sur le quai. 

La ferveur du début et les espoirs qui l’accompagnaient se sont petit à petit essoufflés. Et j’ai sombré. Dans la haine. La haine de cette vie de merde qui me/nous refuse ce que j’ai toujours désiré : devenir mère. 

Au début je faisais bonne figure mais petit à petit les femmes enceintes, les nourrissons et tout ce qui va avec sont devenus trop durs à supporter…

Je me suis forcée, et ça m’a rendu littéralement malade. Et puis quel soutien et quelle empathie j’avais des personnes pour qui j’avais fait l’effort: aucun, chacun était dans sa vie et dans son petit bonheur. 

Quelques amies ont été présentes, et l’une d’elle a mis des mots sur mon état : la dépression. Je ne sais que trop bien ce que c’est ma mamie était dépressive. Et je m’étais toujours dit que ca ne m’arriverait jamais! Ça peut paraître un diagnostic foireux, de psychologie de bistrot mais son conjoint est psychologue et moi même je me rendais compte que j’étais en train de sombrer : plus de goût à rien (je serai bien restée couchée des jours entiers), envie de voir personne (un repli sur moi) et un spleen omniprésent… 

J’ai dit que j’allais consulter, d’ailleurs j’avais vu la  psy de la PMA mais je n’ai pas accroché. 

En novembre j’ai décidé de dire stop.

Et puis en songeant de nouveau à la PMA je me suis dit qu’il était nécessaire que je consulte pour être aidée et soutenue. Poussée par une copinaute sur Instagram j’ai passé un coup de fil au CMP dont je dépendais et j’ai eu un rdv dans les 3 semaines qui ont suivi!  

Mais je vous raconterai ça dans un prochain article 😉

PMA / travail / absences : le combo stressant! 

Vous n’êtes pas sans savoir, ou justement peut-être l’ignorez-vous mais depuis la loi du 26 janvier 2016 modernisant notre système de santé (parution au Journal Officiel le 27/01/2016), les couples suivis en PMA ont droit à des autorisations d’absences rémunérées et, au même titre que les femmes enceintes, voient leur emploi préservé. 

Petit récapitulatif



Mais dans les faits…

Je vous expose ma situation perso :  je suis fonctionnaire. La charte des temps qui régit mon administration fixe notre temps de travail à 37h30 par semaine. Je suis dans un service de l’urgence ou la prévisibilité n’est pas de mise. Mes horaires sont donc très variables et je ne respecte jamais strictement mon temps de travail et dépasse tous les mois. Ces heures engrangées sont comptabilisées sur un compte temps appelé compte de débit/Crédit mensuel. Il frôle  souvent la douzaine d’heure voire les 25h parfois, mais ces heures sont récupérables dans le mois qui suit. Voilà le décor est posé. 

Je travaille à 7km de chez moi et cela fera 2 ans en septembre que je suis là. 

Comment suis-je arrivée là?

J’ai demandé ma mutation après 3 ans à parcourir la région pour remplacer des collègues (non non je ne suis pas prof!). J’ai obtenu ma mutation dès la première demande et dans une administration où j’avais effectué tous mes stages lorsque j’étais stagiaire, lieu et collègues que je connaissais bien qui plus est pour y avoir fait un remplacement 6 mois! La raison de ma mutation, l’envie de me poser vu que nous projetions une grossesse… (ah ah ah). 

Je connaissais donc très bien tout le monde dont ma future chef. 

A l’époque nous étions en plein tests pour la PMA et nous attendions encore et toujours. 

J’ai rencontré l’adjointe de ma chef qui serait mon interlocutrice directe et ça s’est plutôt très bien passé. 

Bref no souci. 6 mois ont passé et en mars 2016, première FIV. J’allais devoir m’absenter et surtout je venais d’intégrer mon service définitif après 6 mois de remplacement d’une collègue en congé mat 😡 dans un service délicat. 

Il était hors de question pour moi de parler à ma chef, qui est la plus grande colporteuse de ragots que je connais et autant vous dire que lui parler de la PMA et de mes problèmes c’était dire adieu à mon anonymat et à ma vie privée. Et ça c’était HORS DE QUESTION! 

Mon travail revêt une grande importance pour moi. C’est quelque chose sur lequel j’ai du contrôle et surtout ou je suis reconnue et compétente. Tout l’inverse de la PMA! Au boulot, je suis une référence, on me fait confiance et je me sens comme tout le monde et ça c’est très précieux  pour moi! Alors hors de question que tout le monde connaissent mes problèmes et surtout porte un autre regard sur moi et aient pitié! 

Ma relation avec ma supérieure directe était quant à elle très bonne nous étions de la meme génération et je me sentais en confiance. Après 6 mois de collaboration j’avais vu qui elle était. 

Du coup, un jour je suis allée tout lui balancer et elle a été super. On a parlé de cette foutue loi et je lui ai parlé de ma réticence à user de mon droit car cela voulait dire « divulguer mon secret ». Elle l’a bien compris. 

J’ai donc fait le choix de m’absenter en utilisant mon débit/Crédit mensuel et de fermer ma gueule. 

Personne ne m’y force mais c’est mon choix. Seule une collègue (qui est devenue une véritable amie) est au courant de mon parcours et aujourd’hui elle est même mon binôme. 

Ma supérieure directe, l’adjointe de ma chef, a quant à elle été mutée en mars et ça m’a beaucoup attristée car nous étions devenues très proches. Elle aussi avait des soucis pour concevoir mais après un petit traitement, elle est  enceinte et son terme est imminent. 

Et vous, quel choix avez-vous fait concernant la PMA au travail : secret ou tout le monde est au courant? 

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